Les microbulles libérées par les plumes du manchot empereur agissent comme un turbo boost naturel, créant une couche de lubrification autour de son corps qui réduit la traînée et améliore la vitesse aquatique de l'oiseau, le propulsant de l'eau à la glace avec une efficacité gracieuse.

Introduction

Dans les territoires austères et gelés de l'Antarctique, le manchot empereur est la plus grande et la plus lourde de toutes les espèces de manchots, vêtu d'un saisissant smoking au plumage noir et blanc. Au-delà de son apparence distinctive, ce manchot présente un remarquable pour sortir des eaux glacées : un saut ballet, propulsé par des micro-bulles libérées par ses plumes. Ces bulles créent une couche de lubrification, réduisant considérablement la traînée et permettant des sauts explosifs sur les corniches de glace au-dessus de la surface de la mer.

La stratégie

Le manchot empereur maîtrise ce que l’on pourrait appeler une technologie biologique proche d’un système de lancement de torpilles. Après avoir soigné ses plumes denses pour emprisonner l’air, le manchot plonge profondément, parfois jusqu’à 20 mètres sous la surface. Ici, la vraie mécanique entre en jeu : au fur et à mesure de son ascension, il comprime systématiquement ses plumes pour libérer l'air emprisonné sous forme de micro-bulles. Cette action forme une couche lisse et lubrifiante autour de son corps, réduisant considérablement la résistance à l'eau. Le manteau continu de bulles fonctionne comme un système de propulsion naturel, permettant au pingouin de briser la surface de l'eau avec suffisamment d'élan pour sauter sur la glace, reflétant le tir rapide et rationalisé d'une torpille.

Le potentiel

La structure des plumes du manchot empereur qui emprisonne l'air offre un modèle pour des conceptions de pointe en matière d'ingénierie marine et de maillots de bain de compétition. En reproduisant la capacité de la plume à piéger et à libérer stratégiquement l'air, les ingénieurs pourraient développer des vaisseaux marins dotés de surfaces externes conçues pour réduire la traînée hydrodynamique de la même manière. Pour les nageurs, intégrant des technologies de micro-tissus qui le plumage du pingouin pourrait minimiser la résistance, améliorant ainsi la vitesse et l'efficacité dans l'eau : que diriez-vous de cette hydrodynamique ! Ces innovations pourraient conduire à des transports plus économes en énergie et à des vêtements de sport améliorant les performances, démontrant ainsi comment les principes biomimétiques peuvent fusionner la durabilité avec une conception technologique avancée.

Avant de sortir de l'eau, le pingouin nage à la surface, où l'on pense qu'il charge son épais manteau de plumes avec de l'air via le toilettage. L'oiseau plonge alors à une profondeur de 15 à 20 mètres. Lors de cette plongée ou au fond, il abaisse ses plumes, créant ainsi moins d'espace pour l'air à stocker et libérant des micro-bulles. Tout au long de son ascension, le pingouin libère ces bulles de manière contrôlée, créant une couche de micro-bulles sur la majeure partie de sa surface corporelle. Cette couche de lubrification réduit la traînée, permettant au pingouin de nager plus vite et de surmonter la gravité afin qu'il puisse réussir son lancement depuis l'eau.

Ce résumé a été rédigé par Ashley Meyers

vignette vidéo

Regardez cette vidéo de National Geographic pour voir la stratégie du pingouin en action.

Dernière mise à jour 13 octobre 2016