Les feuilles étirées du piège à mouches Venus permettent une fermeture rapide du piège en stockant de l'énergie mécanique.

L'attrape-mouche de Vénus (Dionée muscipula) doit capturer rapidement sa proie en la prenant au piège entre ses feuilles. Au lieu d'utiliser les muscles pour créer du mouvement, cette plante modifie la forme de ses feuilles pour stocker l'énergie mécanique potentielle qui peut être libérée lorsqu'elle doit déclencher la fermeture du piège.

Pendant que le piège s'ouvre, la plante étire ses feuilles sur elles-mêmes et cet étirement emmagasine de l'énergie mécanique potentielle sous forme d'énergie élastique. Lorsque le piège est déclenché pour se refermer, le mouvement hydraulique dans les feuilles libère l'énergie stockée, ce qui fait que le piège se referme sur sa proie. Comme l'explique l'auteur Yoël Forterre : « En substance, une feuille s'étire jusqu'à atteindre un point d'instabilité où elle ne peut plus maintenir la tension. Comme pour libérer un couvercle en plastique inversé ou une partie d'une balle de tennis coupée, chaque feuille se replie sur elle-même et, en reprenant sa forme d'origine, prend la victime au milieu.

La conformation des feuilles de l'attrape-mouche de Vénus lui permet de se refermer rapidement. Conformations ouvertes (panneau supérieur) et fermées (panneau inférieur).

Piège ouvert de l'attrape-mouche de Vénus prêt à se refermer

Dernière mise à jour le 13 mars 2017